• La Luxure de Tori (-16)

    Dans les villes sombres de Katrepat, habite une femme très jeune disciple de Sram, du nom de Tori. Son nom complet est Maîtresse Tori Regina de Luxunia, qui allait un jour commettre un des pires péchés au monde… Tout aussi voluptueux et sucré soit-il.

    « Une fois déshabillée ma chère amie
    Je t'emmène jusqu'à ton nouveau lit… »

    Les Enlèvements d’Ombrage / Le château des plaisirs

     

    FICTION DÉCONSEILLÉE AUX MOINS DE 16 ANS (érotisme)
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  • Dans la chambre, il y a un lit et un miroir. Je vérifie que mes deux invitées sont toujours enfermées. Et même s’il y a quelques années, je les haissais à un point inimaginable, un sentiment chaud emplit mes pensées. Une sorte d’amour, mais pas n’importe lequel. Celui qui pourrait les aider à repousser les limites du possible.

    Il m’arrive aussi parfois de les écouter discuter à travers le trou de la serrure, et de me laisser charmer par leurs mots. Quoiqu’il arrive, j’étais certaine qu’elles s’entendaient toujours aussi bien, comme avant. Leur point de relation semble ne pas avoir bougé dans le temps.

    Maintenant je pourrai fixer un point très élevé pour cette relation. Et les prendre l’une après l’autre pour enfin dérober leurs âmes et m’en nourrir.

    Après avoir parlé avec Ombrage, cette dernière m’a expliqué point par point le pouvoir qu’elle m’a donné.

    Je dois effectuer au minimum une fois par jour (ou par nuit, je n’aime pas tellement révéler ces histoires à l’heure où les gens sont éveillés) un acte qui pourra assouvir ma faim de désir et ainsi augmenter mes pouvoirs. Et entre autres gagner d’autres capacités supplémentaires.

    C’est bien joli de pouvoir voler et de m’emparer de quelque compagne, mais encore si je pouvais en faire plus, je ne refuserai pas une telle occasion, au contraire. À moi de la saisir.

    « Et si je ne le fais pas ? »

    Cette inquiétude m’est toujours restée.

    « Tes pouvoirs risquent de s’affaiblir jusqu’au prochain acte. »

    Je n’ai pas le choix, mais je pense que c’est la meilleure solution. Si Ombrage a raison, ces deux petites pourront me donner du plaisir chaque soir, et quand je les comblerai à mon tour, elles en redemanderont et ne pourront plus revenir à la réalité qu’elles ont connue. Autant dire que c’est une chance inouïe !

    « Mes pauvres petites, finir dans un malheureux logis de Katrepat à votre âge. Moi, j'ai un château où je vous hébergerai. Prenez juste soin de moi et de mon corps et vos souhaits seront exaucés. »

    Qu’elles sont belles dans ces petites robes couleur lavande… Claire avec ses cheveux attachés en cornes de chaque côté, et Alexandra avec une petite mèche rangée sur le côté droit, le reste de ses cheveux flottant dans l’air.

    « Vous êtes magnifiques… »

    Dans ma ceinture, j’ai glissé la dague que j’ai trouvée l’autre soir, celle qui me confère mes pouvoirs.

    « Nous allons enfin commencer, obéissez à mon âme... »

    Je ferme les yeux, l’une des filles tombe dans mes bras.

    C’est Alexandra qui a atterri tout droit contre moi. Une fille si adorable, à croquer…

    J’en dévorerais même sa chair.

    « Tu as l’air complètement perdue, laisse-moi te mener au bon chemin… »

    Cette peste de Claire ne pourra jamais la retenir, elle attendra son tour, demain soir, et j’emmène Alexandra. Je sens mes ailes derrière mon dos, et j’allonge la jeune Crâtte sur mon lit.

    « Plus de retour à ta vie d'avant ma petite. Maintenant tu es dans mes bras, tout contre moi, chaude... »

    Les robes que je leur ai enfilées sont bien étudiées, de faire en sorte à ne pas empêcher ni à elle ni à moi de bouger. Cette fille est désormais complètement à ma merci, et plus rien ni personne ne pourra la sortir de là.

    Elle est à moi toute entière.

    Elle ouvre ses yeux doucement, et ne pousse même pas un seul cri. Elle est totalement hypnotisée. Envoûtée par le charme. Et pendant toute la nuit, nous nous amusons toutes les deux.

    Le lendemain matin, elle se réveille dans le lit de sa chambre, à côté de Claire, elle ne se souvient de rien. Comme si dans la nuit elle avait été victime d’amnésie. Je l’ai regardée, elle me fixe d’un air innocent, rêveur.

    Comme si rien ne s’était passé. Mais au moins, je maintiens mes pouvoirs en forme.

    « Je vous réserve bien d’autres surprises… »

    C’est ainsi que maintenant, un soir j’emmène Claire, l’autre Alexandra, et je recommence à tour de rôle. Mais plus les nuits s’enchaînent et plus je sens qu’elles s’affaiblissent. J’ai fini par demander à Ombrage si c’était normal.

    « Ne t’en fais pas. »

    Comment est-ce que cela peut répondre à ma question ? Est-ce qu’elles tiendront toujours, ou à un moment elles ne suffiront plus ?

    Je peine de plus en plus et j’invite les deux en même temps pour compenser. Cette nuit, plus de jalouses !

    Les premières fois sont assez satisfaisantes, mais même malgré ces précautions, je sens qu’elles ont de moins en moins de ressources. Il faut que je trouve une solution pour remédier à ce problème, mais comment ?

    Inviter d’autres jolies jeunes filles ?

    (À suivre)


  • Devant mon château des ténèbres, une douce lame vient heurter mon pied. Je me baisse et la ramasse. Une dague. Je me souviens d’en avoir plusieurs paires, étant moi-même disciple d’un dieu voleur et assassin, sans aucune pitié, mais celle-là est toute seule, tel une orpheline.

    « Reste avec maman, va… Ma ceinture a une petite place pour toi. Mais je pense que tu seras mieux à côté du lit, à veiller sur moi. »

    Je la dépose ainsi sur la tablette de chevet. Puis, dès que j’éteins la bougie, je vois une drôle d’aura violacée luir autour de la dague. Je regarde le miroir, je vois une ombre. Qui semble me représenter. Qui sort pour prendre une apparence d’une moi démoniaque. En un nuage de fumée, mon reflet se transforme en démone.

    D’après la culture de l’île, il semblerait que ce soit Ombrage elle-même.

    « Enfin réussi à m’échapper de cette dague… Et on peut bien laisser cette bague deux minutes ! »

    J’ai du mal à y croire. C’est donc Ombrage…

    « Tu as un drôle d’air… Tu sembles perturbée par quelque chose, pas vrai ? Allez, raconte. »

    Ombrage n’a pas tort. La maligne, elle sait lire les visages.

    J’ai un lourd passé que je traîne derrière moi. Lorsque j’étais jeune, je me faisais harceler et écarter de tous, mais surtout de la part de deux petites pestes, Alexandra, une Crâtte habillée en bleu sombre, et Claire, une Osamodette aux mauvaises blagues blessantes, et désignée comme la reine des Tofus du lycée. Mais cela n’allait plus durer. Les deux filles habitent maintenant l’une chez l’autre dans une bourgade non loin dans Katrepat. Je suis dans un château de noblesse, grâce à ma famille… Que je ne connais que par les portraits sur les tableaux. Un Vampyre et une disciple de Sram. Ce qui explique mon extrême pâleur.

    « Alors, petite, déballe ce que tu as sur le cœur. »

    Je lui raconte tout du début à la fin. Elle éclate de rire.

    « Et si je te disais que tu pouvais assouvir ta vengeance sur ces deux pauvres filles ? Attirer plein d’êtres à toi et pouvoir recevoir le plaisir que tu réclamais quelques années encore ? Et même pourquoi pas, échanger quelques mots. Qui sait… »

    Me venger ? Si je le pouvais, j’accepterais bien volontiers !

    « Allez-y. »

    Je me regarde dans le miroir.

    « Adieu, Tori du passé… Dis bonjour à la nouvelle souveraine de Katrepat ! »

    Je luis d’une aura violacée. Mon physique change, pour finalement devenir trait pour trait une femme fatale, qui attirerait la moindre personne jusque dans son lit.

    « Et si je commençais par ces deux petites… »

    Je m’arme alors d’une plume que je trempe dans un pot de sang périmé pour écrire un mot à laisser à la porte d’une personne prête à plonger dans mes bras, les yeux fermés.

    De toute façon, ne dit-on pas que l’amour n’a pas de visage ?

    J’ouvre la fenêtre. Un orage pourpre éclate, et… Je m’envole ! Des ailes noires se déploient depuis mon dos, et je m’envole dans les airs… Jusqu’à retrouver la maison d’Alexandra et de Claire. Je dépose le mot devant la porte, je laisse une fleur, puis je toque à la porte avant de repartir, laissant derrière moi le fumet d’un parfum qui leur fera tourner la tête. Elles ont rendez-vous à minuit moins dix, dans l’enceinte de mon château. Voilà un cadeau d’honneur qu’on ne pourrait refuser.

    L’heure arrive et la porte de la demeure s’ouvre en grand, prête à accueillir les demoiselles. Juste une robe très légère sur elles.

    « Sortez de votre maison, mesdemoiselles. Venez à moi, je vous prie. »

    Comme hypnotisées, elles s’avancent. De parfaites petites poupées, si séduisantes… J’en craquerais.

    Je les emmène finalement de leur domicile jusque chez moi.

    La fenêtre s’ouvre grand vers une chambre d’apparat. Je la réserve d’habitude à des invités d’honneur.

    « Lorsque vous vous réveillerez, vous aurez un magnifique cadeau. Vous ne pouvez pas refuser de telles avances… »

    Je les dépose sur le lit. Je les regarde. Elles sont adorables, endormies. Leur peau est à croquer…

    Une petite voix me susurre dans ma tête.

    Elles sont à toi… Régale-toi de leurs âmes et de leurs corps…

    Je suis finalement tentée de laper leurs joues, tel un petit chaton. Maintenant, j’allais pouvoir montrer à ces deux petites que maintenant qu’elles sont dans ma cour, elles comprendront que je ne suis plus celle que j’ai été. Que je suis une femme respectable. Et qui sait…

    « Je reviendrai vers vous plus tard mes petites… »

    Il me faut désormais préparer un plan pour qu’elles ne sortent plus d’ici. Et je crois finalement que je l’ai trouvé bien plus vite que je ne le pensais.

    « Si je dois recevoir du plaisir, il faut que je leur en donne aussi pour qu’elles m’en donnent encore plus… »

    Ce sera un plaisir partagé, un très très long plaisir…

    (À suivre)





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